Code électoral: Les propositions de Maurice Kamto pour éviter une crise post-électorale
Source : Cameroon Info : Dernière Mise à jour : 11/12/2015
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«Une révision de la constitution s’impose au niveau du vote obligatoire comme en Belgique et la possibilité de voter à 18 ans. Le vote à 18 ans parce que tout citoyen camerounais à cet âge est dans le code pénal passible de toutes les peines. Et ce dernier ne passe pas devant un tribunal pour mineur. Nous pensons qu’il est aussi normal de lui permettre de choisir ses dirigeants», a déclaré Maurice Kamto, lors de la conférence de presse donné à Yaoundé le 9 décembre 2015.  

La rencontre avec les journalistes, qui faisait suite à l’incident qui a opposé les militants de son parti et les forces de l’ordre le 4 décembre devant l’Assemblée nationale à Yaoundé, a permis au MRC de réaffirmer son engagement à «construire pour demain une nation prospère, juste et fraternelle, respectueuse de l’Etat de droit et des règles de la démocratie; une nation qui se hisse au niveau de rayonnement et de respectabilité où il n’aurait jamais dû cesser d’être».

Dans ce cadre, l’on retient du discours de Maurice Kamto que depuis 2013, le MRC a fait de la réforme du code électoral au Cameroun une priorité dans l’optique d’avoir un scrutin libre et transparent, et de mettre notre pays au diapason d’autres nations démocratiques africaines dont l’actualité nous fournit des exemples éloquents.

Il défend, notamment, l’instauration du bulletin unique - à défaut d’une biométrie intégrale -, la réforme d’ELECAM en particulier de sa composition pour y inclure les représentants des partis politiques, la révision de la Constitution pour permettre le vote à 18 ans, l’interdiction de la distribution des cartes d’électeur par ELECAM le jour du vote, l’exigence que les PV des résultats remis aux représentants des candidats dans les bureaux de vote fassent foi au même titre que l’exemplaire remis à ELECAM, l’instauration du vote obligatoire au Cameroun.

En 2014, le MRC a déposé à la chambre basse du parlement, une proposition de loi portant modification du code électorale dans laquelle il suggère quelques amendements, question de donner plus de crédibilité au système électoral lors des prochains scrutins. «A ce jour, cette proposition de loi semble n’être d’aucun intérêt pour les membres du bureau de l’Assemblée nationale que contrôle le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC)», disent les membres de ce parti politique.






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