Bernard Muna, président sortant de l’Afp: «Je refuse le poste de président honoraire, c’est démodé»
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 14/12/2015
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C’est la secrétaire générale Alice Sadio qui succède au président historique Me Bernard Acho Muna. L’ex procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda ne pouvait plus se représenter après deux mandats de quatre ans. Le vieil homme politique a salué l’alternance à la tête de la formation politique dont il est un des fondateurs.  Il a décidé de se mettre complètement en retrait, car explique-t-il, « je refuse le poste de président honoraire, c’est démodé, je ne veux pas guider le parti en sous mains ».


Voici dans son intégralité le discours que Bernard Muna a tenu à la fin de le dernière Assemblée générale de l’AFP :
 

Les femmes et les jeunes doivent prendre position. Ils sont 70% de la population
C’est à peine que je vais sur facebook. C’est à peine que j’utilise l’ordinateur. Nous sommes vieux, et vous avez de nouvelles idées. Vous devez arracher le pouvoir.


Votre devoir n’est pas de lutter contre ceci ou cela. Bâtissez le Cameroun
Nous avons fait notre part. Pour moi ce congrès, c’est la joie car on progresse. Ce qui a été écrit, on a respecté. Je refuse le poste de président honoraire, c’est démodé, je ne veux pas guider le parti en sous mains.

J’appelle les partis à former des gens qui sont vrais, qui parlent franchement, honnêtes.
 La fête nationale doit réunir tout le monde, pour marquer l’unité. Au lieu d’un 20 mai où on vient avec des colorations, où on vient montrer que l’on a des milliers de partis alors qu’il n’en est rien. Nous devons réfléchir sur notre fête nationale comme dans d’autres pays où on marque l’unité.
Les élections doivent être transparentes et libres, et cela se fait dans les textes et non sur des mots. L’AFP ne veut pas marcher seul. L’AFP veut s’associer à d’autres pour cheminer.

Il y a des militaires qui meurent parce que des politiciens véreux ont fait du n’importe quoi avec notre pays. Ils ont semé le maïs, ils sont entrain de récolter le maïs. Les militaires sont entrain de mourir pour nous. Nous devons apprendre à les applaudir, car ils défendent notre patrie, nos vies.
Notre partie doit marquer son engagement pour la paix. Cette paix que les autres utilisent comme fond de commerce. L’affaire de notre camarade présumé tué par les éléments du SDF reste pendante devant nos tribunaux. Les enfants de notre camarade Diboulé sont pris en charge depuis 10 ans et comme Caïn, son sang crie vengeance, son sang crie justice.






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