Opinion: Quand Joseph Antoine Bell critiquait l’«appel à candidature pour le recrutement d’un sélectionneur national»
Source : Cameroon Info : Dernière Mise à jour : 14/12/2015
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L’appel à candidature pour le recrutement du sélectionneur qui dirigera l’équipe nationale de football A du Cameroun suscite déjà le débat sur place. La méthode de recrutement adoptée par la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) est critiquée par certains qui la trouvent inappropriée, inutile. Exactement ce que disait l’ancien champion camerounais Joseph Antoine Bell en 2013 lorsque le ministre des sports de l’époque Adoum Garoua ordonna à la Fécafoot de lancer un appel à candidature afin de trouver un successeur à Jean-Paul Akono, le sélectionneur d’alors.

Interrogé par l’auteur de ces lignes, l’ex international camerounais s’était montré incrédule, préférant penser que l’on voulait par là régulariser la situation du coach Akono alors sans contrat. Il déclarait alors qu’ «on ne lance pas un appel à candidature, on ne boucle pas un dossier en 72 heures». Pour sûr qu’il désapprouverait encore la Fécafoot aujourd’hui si on lui demandait de réagir puisque le dernier appel à candidature date du 13 décembre 2015 et sera clos le 16. Bell soutenait que l’appel n’intéresserait vraiment que des candidats expatriés crédules ou naïfs et très peu au fait des réalités locales.

«L’appel à candidatures, c’est plus pour les gogos, notamment les gogos étrangers qui se précipitent et qui appellent de toutes parts, qui enverraient leurs dossiers et l’affaire serait bouclée trois jours plus tard avec à mon sens, la confirmation d’Akono», moquait Bell. Il expliquait en outre que «cela ne valait pas la peine de lancer l’appel puisque l’on sait qui on veut». Le consultant football de Radio France Internationale réitérait à l’occasion que «quand on veut un entraîneur, on va le chercher, on ne lance pas un appel à candidatures pour en retenir un». L’on rappellera que ledit processus avait débouché sur le recrutement de l’avant-dernier sélectionneur Volker Finke, aperçu à Yaoundé alors qu’Akono était encore en poste.






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