Politique: 15 militants du RDPC jetés en prison à l’Extrême-Nord
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 21/12/2015
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C’était le 30 novembre 2015, dans la ville de KaÏ-KaÏ dans le Mayo-Danay à l’Extrême-Nord, que des actes de violences ont été enregistrés. Ce jour là, les militants du Rdpc auraient: «violemment protesté après la proclamation des résultas des élections pour le renouvellement des organes de base du Rdpc qui plébiscitaient la liste du Sénateur Amrakaye Martin, au détriment de celle de leur favori, l’ancien maire Abba Enoch», précise L'Oeil du Sahel de ce lundi 21 décembre 2015.

En effet, de nombreuses casses ont pu être enregistrées. Le journal parle de: «l’hôtel de ville de KaÏ-KaÏ, le domicile du maire de cette localité, neuf concessions et quelques boutiques au marché». Ainsi, le 18 décembre 2015, quinze personnes présumées auteures de ces actes ont été placées sous mandat de dépôt à la prison principale de Yagoua. Mais avant de prendre la direction de ladite prison, ces personnes auraient séjourné une dizaine de jours à la brigade de gendarmerie de Yagoua. Les faits qui leurs seraient reprochés entre autres sont «destruction des édifices publics et blessures graves», indiquent des sources proches des enquêteurs.

De nombreuses victimes enregistrées notamment Assemsia Jérémie, maire actuel de la commune rurale de KaÏ-KaÏ, qui lui a été sauvé de la main de cette furie militante en s’enfuyant dans sa voiture. Son domicile par contre aurait été totalement dévasté. Par contre, Alao André, pécheur de la même ville n’a pas pu, malheureusement échapper à cette barbarie: «Ces personnes sont arrivées chez moi vers 20h30 et ne m’ont rien demandé. Elles ont détruit ma concession et m’ont brisé une jambe et un bras»; explique t-il.

En attendant le verdict de la justice, certaines personnes interpellées clament déjà leur innocence.






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