La Commission mixte permanente de sécurité entre les deux pays s’est tenue avant-hier et hier à Bertoua.
bR «Cet accord nous offre, de façon indubitable, le cadre institutionnel idoine de concertation bilatérale permettant de coordonner plus efficacement et de mettre plus harmonieusement en synergie nos efforts et nos moyens d’action communs en matière notamment de lutte contre l’insécurité transfrontalière… » Le ton des travaux de la première session ordinaire de la Commission mixte permanente de sécurité Cameroun-RCA, qui se sont achevés hier à Bertoua, la capitale régionale de l’Est, avait déjà été donné samedi dernier par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chef de la délégation camerounaise, Marafa Hamidou Yaya, lors de son allocution d’ouverture des assises à la salle de conférences de la CNPS de Bertoua. En face de la délégation camerounaise, composée des ministres en charge des questions sécuritaires, une demi-douzaine de ministres centrafricains, conduits par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Elie Oueifio, on su donner la réplique.
bR En fait pendant deux jours, les deux parties ont travaillé à la mise en place d’une plate-forme de travail en commun, contre tous les phénomènes d’insécurité qui jouent encore de la résistance le long et de part et d’autre de la frontière commune entre le Cameroun et la RCA. Au résultat, des résolutions fortes, qui vont dès les prochaines semaines être mises en œuvre, pour éradiquer le phénomène de coupeurs de route de par et d’autre de la frontière Cameroun-RCA, de même que tous les autres actes de grand banditisme ou de criminalité. La tenue effective des assises de Bertoua, après divers reports, était déjà un signal fort sur le champ de la lutte contre l’insécurité transfrontalière entre les deux pays. Et, comme l’ont fait remarquer les deux parties, toute la bonne volonté du monde ne peut se concrétiser que si les recommandations et autres mesures sont traduites en actions concrètes. Voilà pourquoi les modalités d’organisation et de fonctionnement d’un Comité restreint conjoint de sécurité entre les deux pays ont été arrêtées, de même que la mise en œuvre d’une feuille de route de lutte contre l’insécurité le long de la frontière commune.
bR Selon les termes du communiqué conjoint issu de ces assises, pour l’année 2010, des actions et opérations précises seront menées conjointement par les intervenants concernés de chaque pays, dans le respect d’un chronogramme bien établi. Les dates effectivement ne sont pas mentionnées. L’effet de surprise risque à ce moment être des plus foudroyants. Avis donc aux petits malins qui continuent de croire que la situation est toujours la même. La longue marche engagée à Bertoua en 2005 par la première session de la Commission Ad Hoc de sécurité Cameroun-RCA, devrait déboucher sur la mise en œuvre effective des résolutions de ces travaux.
Serges Olivier OKOLE