Affaire des honoraires des avocats du Rdpc: Voici pourquoi René Sadi est persécuté
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 29/01/2013
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L'image demeure intacte dans l'esprit des milliers de personnes qui ont assisté le 17 novembre dernier à Bandjoun à l'entrée en fonction d'Antoinette Nzongo-Nyambone, la première femme Préfet au Cameroun. L'image. Une image: celle de la chaleureuse accolade entre René Emmanuel Sadi et l'ancien Sous-Préfet de Ngoumou, après que celui-ci, sous les ovations nourries d'un public de grand jour, ait installé personnellement, sur hautes instructions du Président de la République, cette dame de 50 ans Préfet du département du Koung-Khi. Une grande première au Cameroun, Alors qu'on vit ainsi la liesse populaire à la place des fêtes de l'hôtel de ville de Bandjoun et au sein des nombreuses associations féministes qui militent activement pour que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes, ce jour-là, dans de nombreux cabinets ministériels où Marafa Hamidou Yaya compte toujours de nombreux et irréductibles soutiens, des proches de l'ancien Minatd ne tarissent pas de détails caustiques et délurés pour commenter la seule présence de René Emmanuel Sadi à «la cérémonie d'installation d'un Préfet». A mi- mots, certains commentateurs pratiquement offusqués n'hésitent pas à laisser percer l'aigreur de leurs critiques en mettant sur la balance Marafa, «l'homme d'Etat charismatique», et René Emmanuel Sadi, «le freluquet dont les prétentions frisent le ridicule et le folklore». «L'habile politique» et «le balourd qui n'arrête pas de multiplier les maladresses depuis qu'il est au Minatd». D'autres, moins acerbes, raillent tout de même à gorges déployées cette présence du Minatd à Bandjoun qui, pour eux, est inopportune et grotesque «Marafa n'aurait jamais démontré une telle fébrilité», entend-on dire avec ce sens de la théâtralité qui caractérise l'un des commentateurs très prolixes, présent à cette séance de défoulement collectif des pro-Marafa. Il s'agit de Dieudonné Mveng, le Dp de la Météo. Pour le moment, nous préférons encore taire les noms des Ministères dont les cabinets avaient ainsi servi de cadre à ce délire schizophrénique.

Passé un haut-le-cœur bien légitime en se demandant qu'est-ce qu'un Dp, originaire de la Mefou et Akono et employé à la Scdp, peut bien faire parmi les partisans de Marafa Hamidou Yaya, presque tous originaires du septentrion. De surcroît, dans des cabinets des membres du gouvernement...de Paul Biya. Un cheveu dans la soupe? Que nenni! Car des liens entre ces gens de Marafa et le Dp de la Météo, pour être moins voyants comme on peut naturellement l'observer, n'en sont pas moins solides dans la réalité. Au contraire... La preuve: toutes les insertions publicitaires et communiqués apportés par semaine au bihebdomadaire de Dakar. Ou les permanents et consistants coups de pouce de Baba Ahmadou Danpoulo, Hamadou Sali, Iya Mohammed, etc. Ce jour-là donc, pour mieux démontrer leur adhésion au groupe de partisans de Marafa, les rares «sudistes» comme Dieudonné Mveng invités à la célébration de ces messes basses, vont même s'autoriser quelques piques à l'encontre de René Emmanuel Sadi à qui ils prêtent à profusion une incompétence notoire, un manque de personnalité et beaucoup de fébrilité à vouloir demeurer seul en lice. Une posture fate qui ne surprend guère ceux des observateurs qui suivent de près l'ascension sociale de ces grenouilles naguère habituées à coasser dans les marigots fangeux d'histoires de sorcellerie et d'intrigues politico-claniques des départements du Sud et du Centre. Mais une posture qui leur permet, avec l'argent qui coule à flots depuis l'incarcération de Marafa Hamidou Yaya, de se faire aussi grosse que de brefs bouffis dans cette cour des grands de la République où les seuls repères sont le tape-à-l’œil et l'ostentation. Pour ces irréductibles de Marafa, le Dp de la Météo est donc considéré comme un des leurs. Pourtant, la réalité est autre.


Affaire Marafa

Habitué à ce genre d'ambiguïtés, Dieudonné Mveng, très rusé, a son cœur ailleurs. Car lui seul sait dans son for intérieur, à vrai dire, pourquoi il voue une haine tenace à René Emmanuel Sadi. Le Dp est un gros malin. Pour quelqu'un qui a un vrai talent oratoire et un sens tactique aigu, il aura très vite compris, en flair-sou redoutable, que ces partisans de l'ancien Minatd, bourrés d'argent, aiment bien partager le gros de leur temps, en compagnie de ceux qui sont prompts à vilipender les tenants du régime actuel, depuis que leur mentor est incarner. Pour ce faire, le Dp de la Météo, avec une sérénité dans l'ambiguïté qui représente en elle-même un remarquable tour de force, ne manque jamais d'histoires fugaces et humoristiques à raconter. A l'occasion, les superlatifs sont même parfois épuisés pour démontrer comment les luttes de positionnement sont armées par des dauphins putatifs pour s'éliminer entre eux. Un gros malin qui, pour arracher les faveurs de ses bienfaiteurs de circonstance, leur prête volontiers ses services. Surtout avec ces pitreries dont il a seul le secret. C'est dans les marges de ce no man's land obscur que le Dp de la Météo évolue comme une taupe depuis le début de l'affaire Marafa.

Pourtant Dieudonné Mveng a lui aussi ses problèmes. Et des problèmes qui nécessitent des solutions urgentes. Comme cette affaire des 25 ha de terrain que Mme Nzongo, alors Sous-Préfet de Ngoumou, n'avait pas réglé selon les désirata du Dp… Pour lui, à vrai dire, René Emmanuel Sadi est identifié comme l'un des obstacles de son épanouissement social. Car, sollicité pour relever Mme le Sous-Préfet de ses fonctions, René Emmanuel Sadi l'a plutôt nommée Préfet. D'où la décision du Dp de lui faire sa fête. A sa manière. Et avec ses moyens: Voilà pourquoi quand il apprend la nomination de Mme Nzongo le 22 octobre 2012, l'œil allumé, la bouche carnassière, le couteau branlant dans la plume, il jure d'avoir la peau de Sadi. Le cœur gros de rancune et de désirs amers, il grommelle même des injures entre les dents, comme un fauve grondant et rugissant.


Départ «providentiel»

Bien qu'il parlât ce jour-là avec ce petit bégaiement peu habituel qui faisait tressauter sa voix, tous ses collaborateurs présents au bouclage de l'édition N°466 du 29 octobre 2012, n'avaient eu aucune peine à deviner sa colère contenue. Ils avaient surtout su déceler ce que leur Dp attendait d'eux: démontrer que la nouvelle promue n'est qu'une incorrigible corrompue. Une mauvaise herbe à dessoucher. L'ivraie à séparer très rapidement du bon grain. Résultat: le titre qui barre la Une de la Météo le lendemain, est à la mesure de la colère subodorée du Dp. «Antoinette Nzongo: la malchance du Koung-Khi». Comme on peut le constater.

L'inquisition ne fait que commencer, mais son parfum lourd exhale déjà des effluves de haine tenace. A la pointe de son stylo, Yves Marc Kamdoum, le journaliste commis pour abattre «celle qui vient d'être bombardée préfet, malgré ses nombreuses frasques», estime dans son article au vitriol que «le bonheur des uns fait (parfois) le malheur des autres.» Et d'ajouter pince-sans-rire que: «Tandis qu'à Ngoumou (département de la Mefou-et-Akono; région du Centre) on continue de fêter le départ «providentiel» de l'horrible Antoinette Nzongo, dans le Koung-Khi (région de l'Ouest) on semble faire une tête d'enterrement depuis le 22 octobre dernier». En somme, un article qui ne vient que conforter cette logique qui défigure au vitriol Mme Nzongo depuis plus d'un an à travers une série d'articles constamment publiés chaque semaine dans les colonnes du journal de Dieudonné Mveng. Beaucoup de ceux qui parcourent ce fatras de contre-vérités n'hésitent cependant pas à manifester leur dépit. Et ils ont raison, car il y a abondamment de quoi se demander dans quelle cabale se ressource le génie de notre confrère pour manifester tant de haine et d'acharnement? Une question lancinante qui n'a pas arrêté de tarauder l'esprit de nombreux lecteurs de la Météo jusqu'à nos jours. Mais une question qui a le mérite d'en faire appeler une autre, plus essentielle qu'est-ce qui peut à ce point nourrir une telle haine?


Campagne de sabotage

Pour comprendre véritablement ce qui se passe, il faut justement remonter à cette sombre histoire de litige foncier entre Dieudonné Mveng et ses cousins de village à Mbalelon que nous avons évoquée un peu plus haut. Au centre du litige: plus de 25 ha de terrain dont le Dp de La Météo revendique la propriété jusqu'aujourd’hui.

L'affaire est soumise à l'arbitrage de Mme Nzongo, à l’époque Sous-Préfet de Ngoumou. Malheureusement, l'exercice ne se fait pas sans casse, puisque le Dp perd le procès devant toutes les populations de Mbalelon. Quand Mme le Sous-Préfet lui demande de revoir ses prétentions à la baisse, il ne se prive pas de lui rappeler avec arrogance qu'il a des bras longs. D'ailleurs, il n'aurait pas pu se permettre une telle épreuve de force avec Mme le Sous-Préfet s'il n'avait pas pensé au probable soutien assuré du Minatd. Pour lui, il ne pouvait pas en être autrement, car il venait de le rencontrer quelques jours avant, grâce à l'entremise de Patrick Tchwoua, Dp de l'hebdomadaire Le Détective. Apparemment, il a l'habitude de le faire. Ne rayonne-t-il pas, en tant que Dp du bihebdomadaire le plus lu de la République, comme une étoile accrochée dans le firmament de cette oligarchie administrative et politique de Yaoundé où l'on se plaît bien de la compagnie de courtisans dociles et prolixes? En réalité, le Dp croit que René Emmanuel Sadi fait partie de cette engeance de magouilleurs de bas étages qui adulent des trafics d'arrière-boutique. La preuve: après la tenue de palabres à Mbalelon, il assure sans fard à Mme le Sous-Préfet qu'il va faire que son « ami », le Minatd, la relève de ses fonctions. Sans blague, il agite même avec ignominie le hochet d'une vaste campagne de dénigrement qu'il pourrait très vite déclencher dans les colonnes de son journal et de ceux des confrères, si celle-ci ne change pas d'avis. L'amalgame est à son comble. Il est aussi grossier que volontaire. Un amalgame parfaitement scandaleux qui trahit pourtant à profusion, les volutes du chantage, pourrait-on d'emblée penser. En réalité, notre confrère n'accepte pas qu'on lui arrache ainsi 25 ha de terrain sur lesquels il vient d'investir près d'une quinzaine de millions de F cfa.

Malheureusement, aveuglé par la colère, il ne perçoit pas que son attitude devient professionnellement blâmable. Car ses nombreux lecteurs ne comprendraient pas qu'un journaliste qui passe le clair de son temps à rabâcher la morale publique, faite de doctes préceptes, peut à lui-même s’accorder ainsi un permis de transgression illimitée. Un permis à partir duquel peuvent fleurir toutes sortes de travers non professionnels. Ce d'autant plus que notre confrère semble indifférent quand le Président du Conseil national de la communication, saisi par Mme le Sous-Préfet de Ngoumou pour conjurer les effets négatifs de sa campagne de dénigrement, tente de sauver les meubles. Comme dirait quelqu'un: chaque fois la bête tapie dans le fourré a vite fait de relever la tête... A en juger les dénonciations les unes et les autres, on dirait qu'une digue a été rompue.

Carrément, il met Mme Nzongo «profil bas», en page 3 pendant plus de 2 mois, chaque semaine. Au grand étonnement des lecteurs. Au mépris de la vérité et des règles les plus élémentaires de la déontologie. Rien, ni personne ne va l'arrêter, ni l'empêcher de mettre entièrement à exécution sa sale besogne. Au contraire, il prend carrément tout le monde pour des cons, infantiles et naïfs, à qui il peut faire avaler son histoire. Il saisit la Conac. Quand il s'adresse au pasteur Dieudonné Massi Gams, avec ce cynisme tranquille qui le caractérise, on croirait entendre une madone avec l'enfant Jésus dans les bras. Pour mieux convaincre, il prend à la remorque d'autres confrères à qui il fait avaler la pilule amère. Ponctués de gais glouglous gloussants, dans toutes les salles de rédaction instrumentalisées à dessein, les écrits des confrères décrivent Mme Nzongo comme une incorrigible corrompue. Même plusieurs membres du gouvernement n'échappent pas de subir, avec une certaine dose de stoïcisme, les assauts de cette campagne de sabotage en règle. C'est dans cette foulée vengeresse que René Emmanuel Sadi est saisi pour relever Mme Nzongo de ses fonctions. Bigre! Fort de l'effet soporifique de ses boniments lénitifs, il croit le Minatd dans sa poche depuis leur dernière rencontre. Il ne se fait guère d'illusion: Dieudonné Mveng vit dans un nuage, à force de prendre ses désirs pour des réalités. La supercherie de notre confrère est très vite éreintée et la vérité éclate au grand jour au Minatd. A savoir que Mme Antoinette Nzongo a refusé de cautionner «un énième hold up foncier» du Dp de la Météo.

Ceux qui informent ainsi le Ministre lui indiquent que c'est ce qui vaut à Mme le Sous-Préfet toute cette vaste campane de dénigrement. L'information remonte jusqu'au niveau du Président de la République. Pendant que le Dp de la Météo croit tenir le bon bout pour détruire Mme Nzongo, il la propulse plutôt vers les cimes de la gloire comme une victime de cette presse à gages qui n'hésite pas à recourir aux méthodes les plus abjectes, habilement bâties pour désinformer l'opinion et nuire aux intérêts et à la paix des citoyens






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